Niveaux de compétence linguistique canadiens

Les NCLC sont une échelle descriptive de 12 jalons, ou points de référence, en FLS, échelonnés sur un continuum de compétence langagière allant du niveau de base au niveau avancé. Ils reflètent la progression, sur ce continuum, de la compétence des apprenants adultes de FLS en compréhension de l’oral et de l’écrit et en expression orale et écrite.

Les Niveaux de compétence linguistique canadiens sont :

  • un ensemble d’énoncés décrivant les niveaux de compétence successifs du continuum de maîtrise du FLS;
  • une description des compétences de communication et des tâches permettant à une personne de les démontrer;
  • une norme nationale d’élaboration de programmes d’apprentissage du français, langue seconde dans divers contextes;
  • un cadre de référence pour l’apprentissage, l’enseignement, la programmation et l’évaluation du FLS (ou additionnelle) au Canada.

Les Niveaux de compétence linguistique canadiens ne sont pas :

  • une description de la connaissance d’éléments distincts de la langue (p. ex., structures syntaxiques précises, règles de prononciation, éléments de vocabulaire, micro fonctions et conventions culturelles);
  • un programme-cadre : les NCLC ne dictent pas l’élaboration de programmes d’études ni de plans de cours locaux;
  • liés à une méthode d’enseignement précise2;
  • un instrument de mesure.

Public cible et objectifs

Le principal public cible des NCLC se compose de l’ensemble des évaluateurs, des concepteurs de tests, de programmes et de ressources, des universitaires et des enseignants de FLS pour adultes. Les NCLC répondent à plusieurs objectifs clés pour les apprenants, les enseignants et les évaluateurs, ainsi que pour l’ensemble de la société. De fait, les NCLC contribuent à clarifier et à éclairer la communication entre les intervenants en FLS et les autres parties prenantes et organisations (p. ex., les enseignants de domaines connexes, de programmes collégiaux appliqués, d’enseignement du FLS, et d’autres programmes d’enseignement, les conseillers et les bailleurs de fonds de l’enseignement des langues). De plus, les associations professionnelles, les conseils sectoriels, les organismes de réglementation professionnelle et les employeurs peuvent s’appuyer sur le présent document pour comprendre comment les exigences linguistiques des métiers et professions renvoient aux NCLC.

Pour l’enseignant, l’évaluateur et l’administrateur de programmes de FLS

Les NCLC donnent lieu à un cadre national commun visant à décrire et à mesurer la maîtrise linguistique des apprenants du FLS à des fins pédagogiques et assurent une base commune à l’élaboration de programmes, de cursus, de ressources et d’outils d’évaluation utilisables d’un bout à l’autre du Canada. En outre, ils aident le secteur professionnel à exposer clairement ses besoins en FLS, ses pratiques exemplaires et ses réalisations.

Les NCLC permettent :

  • de situer sur un continuum la compétence langagière des apprenants;
  • de déterminer quels sont les besoins de communication des apprenants;
  • de contribuer à l’élaboration d’un programme de FLS significatif, pertinent et axé sur les tâches de communication;
  • de discuter du progrès des apprenants en utilisant un langage commun;
  • d’accroître le taux de rendement, de satisfaction et de persévérance des apprenants;
  • de concevoir et d’élaborer un programme de FLS à usages multiples, axé sur le retour aux études, l’intégration à l’emploi, ou à d’autres fins;
  • de diriger l’apprenant vers une classe appropriée.

Pour l’apprenant

Les NCLC indiquent à l’apprenant où il se situe dans le cadre descriptif national de la langue de communication. Ils l’aident à définir ses objectifs, surveiller ses progrès et adapter ses stratégies ou objectifs d’apprentissage. Ainsi, ils permettent à l’apprenant de mieux gérer ses apprentissages. Parce que les NCLC sont une norme nationale, ils facilitent le passage d’une classe ou d’un programme à un autre dans tous les territoires et toutes les provinces ou entre les établissements postsecondaires, les organisations professionnelles et les organismes de réglementation professionnelle.

Pour les intervenants du milieu du travail

L’une des forces des NCLC réside dans le fait que ces normes tiennent compte de toute une gamme de contextes de communication, y compris le milieu du travail. Les NCLC peuvent donc être utilisés à une multitude de fins liées au travail.

Les employeurs et les conseils sectoriels peuvent :

  • se référer aux NCLC pour mieux comprendre les exigences des tâches de communication liées à différents postes;
  • être mieux informés du degré de maîtrise en français exigé pour certaines professions;
  • mandater l’élaboration d’outils d’évaluation spécifiques à certaines professions;
  • mieux comprendre la compétence langagière des postulants issus d’un programme de FLS basé sur les NCLC.

Principes directeurs

Les principes directeurs suivants font partie intégrante du document. Par conséquent, ils orientent les décisions relatives à l’enseignement et à l’évaluation.

Les NCLC sont axés sur les compétences

Les descripteurs de compétences clés indiquent les actes de communication que peut accomplir une personne en français. On peut interpréter ces descripteurs de compétences clés comme l’application concrète des connaissances de la langue française d’un apprenant ou de tout autre utilisateur de la langue. Les descripteurs de compétences clés des NCLC ne sont pas attachés à une situation de communication spécifique. Par exemple, un descripteur peut indiquer qu’une personne peut remplir des formulaires simples, sans préciser de quel type il s’agit, puisque le choix du formulaire dépend de la personne concernée, de ses besoins et de ses objectifs. Certains apprenants de FLS peuvent par exemple avoir besoin de remplir des formulaires pour s’inscrire à un programme de loisirs offert par leur municipalité, tandis que d’autres devront effectuer une demande de services en matière d’emploi ou déposer une demande d’admission à un programme d’études. Étant donné la diversité des situations et des contextes possibles, les exemples de tâches des NCLC ont été sélectionnés pour illustrer des situations réalistes dans des contextes de la collectivité, des études et du travail.

Les NCLC sont axés sur les apprenants

Les compétences clés décrites dans les NCLC doivent être intégrées à des tâches et à des contextes définis, pertinents et compréhensibles pour l’apprenant, mais également adaptées à ses capacités et à son style d’apprentissage. Les exemples de tâches permettent d’illustrer les compétences dans des contextes authentiques. Ainsi, on part du principe selon lequel, dans un contexte pédagogique, les compétences des NCLC seront contextualisées et adaptées en tâches de communication concrètes correspondant aux besoins et aux intérêts de groupes spécifiques d’apprenants.

Les NCLC sont axés sur les tâches

Les NCLC reposent essentiellement sur la notion de tâche langagière — l’utilisation de la langue dans un cadre de communication authentique, pour atteindre un objectif précis, dans un contexte particulier. La réalisation de tâches de communication fournit à l’apprenant, à l’enseignant et à l’évaluateur des manifestations concrètes et mesurables de rendement qui peuvent ensuite être évaluées selon les descripteurs des NCLC.

Les NCLC privilégient les tâches qui s’inscrivent dans les contextes de la collectivité, des études et du travail

On ne peut isoler l’utilisation de la langue de son contexte; elle a lieu dans un cadre social particulier, en présence d’intervenants précis. Les individus qui communiquent dans ces contextes sociaux peuvent avoir recours à différentes conventions culturelles (pragmatiques) en fonction de leur situation et du lien qui les unit. De plus, la réalisation de tâches particulières dans des contextes sociaux spécifiques peut nécessiter des renseignements contextuels précis et des connaissances préalables. Les pratiques d’enseignement et d’évaluation linguistiques doivent s’appuyer sur des tâches pertinentes et compréhensibles pour l’apprenant dans les contextes de la collectivité, du travail et des études.

Questions et réponses